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Rétrospective

Volet PRO à Innu Nikamu: moment historique et premiers pas vers une collaboration concrète!

By REFRAIN
August 10, 2023

Les activités PRO, propulsées par le REFRAIN, en partenariat avec les SMAQ, L’ADISQ et la Centrale Alternative et nos précieux collaborateurs à distance Normand Junior Thirnish-Pilot, Nelly Jourdain et Mathieu Mckenzie, étaient organisées les 1er et 2 août 2023, à Uashat mak Mani-Utenam, dans le cadre de la 39 édition du festival Innu Nikamu. C’était l’occasion de faire une première rencontre entre l’industrie et les artistes autochtones, de s’apprivoiser, comme le disait Nelly, et de mieux comprendre nos réalités respectives.

C’était l’occasion de faire une première rencontre entre l’industrie et les artistes autochtones, de s’apprivoiser et de mieux comprendre nos réalités respectives. - Nelly Jourdain

Kuei!

C’est plein d'optimisme, la tête et le cœur remplis de souvenirs, qu’on est revenu du premier volet PRO du projet La place des artistes autochtones dans les festivals, événements culturels et salles de diffusion du Québec, organisé dans le cadre du festival Innu Nikamu. On savait qu’on allait avoir des discussions intéressantes, qu’on ferait d’agréables rencontres, mais on était loin de se douter qu’on passerait des moments aussi enrichissants et forts en émotions. D’un peu partout au Québec (Laurentides, Saguenay-Lac-St-Jean, Montréal, Estrie, Québec, Gaspésie…), une cinquantaine de représentants d’organisations des arts et de la culture se sont donné rendez-vous. On est arrivés le 31 juillet, ça faisait une longue route pour la plupart, mais on était déjà emballés par les paysages et excités par la programmation qui nous attendait.

Une tournée de la communauté Uashat mak Mani-Utenam

Tôt le 1er août, les PROS se rassemblent au milieu du site du festival pour entamer la tournée de la communauté. Ce lieu semble tout désigné pour le premier rassemblement, mais pour une raison plus profonde qu’on pensait. Chaleureusement accueillis par Mathieu McKenzie, notre guide pour l’occasion, il nous explique qu’on est sur le lieu où se situait l’ancien pensionnat. Il n’y reste qu’une installation-souvenir sur la clôture du côté extérieur, tout près de l’entrée du site du festival, où des souliers uniques y sont accrochés et représentent les victimes.

La communauté est résiliente et veut, sans oublier son passé, poser de nouvelles assises sur lesquelles bâtir l’avenir. Pour les générations futures, ils souhaitent retrouver leur fierté. Les gens rencontrés nous disent souvent qu’ils veulent que leurs jeunes soient fiers de leur culture, qu'ils la vivent et la partagent. On nous explique que d’autres bâtiments seront démolis, par symbolique, et que de nouveaux y seront construits. Le lieu servira maintenant de célébration: on y voit d'ailleurs l’équipe et les bénévoles s’atteler aux derniers préparatifs en vue de la soirée d’ouverture du festival, prévue la journée même.

Mais pour le groupe de PROS, direction petit autobus! Mathieu est le guide parfait, avec sa connaissance historique des lieux. Il nous raconte des anecdotes et on comprend mieux la dynamique entre les deux secteurs de la communauté, Uashat et Mani-Utenam, et la proximité de la ville de Sept-Îles. On est touché par ce que raconte Mathieu avec émotions. Cette communauté, c’est réellement un exemple de résilience!

Mathieu nous emmène ensuite dans les bureaux administratifs du Conseil de bande, qui ne s’attendait pas à notre visite. C’est toutefois avec le sourire que le chef du Conseil de bande Innu Uashat mak Mani-Utenam, M. Mike McKenzie, et la directrice de l’éducation de l’ITUM (Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam), Mme Vicky Lelièvre, se présentent à nous. Ils nous expliquent leur rôle dans la communauté et prennent le temps de rencontrer la délégation du volet PRO. Une fois encore, on est touché de voir à quel point ils sont reconnaissants et touchés, eux aussi, de voir autant de personnes se déplacer jusqu’à leur communauté. Pour eux, c’est un privilège de nous accueillir! Ces rencontres PRO et ces échanges sont des premiers pas tant attendus!

On poursuit notre circuit vers les Studios Makusham, où plusieurs artistes viennent y enregistrer leurs chansons. De l’extérieur, le bâtiment ne donne pas l’impression qu’un studio tout équipé y est aménagé. Ce lieu est pourtant chargé d’histoires et a vu jouer de nombreux artistes. Mathieu nous raconte l’histoire du studio, fondé en 1997 par son père Florent Vollant. Il porte bien son nom. Makusham, en langue innue, est relié au rassemblement, aux festivités. Lieu d’échange, ce studio a également permis de belles collaborations entre allochtones et autochtones, et ce, encore aujourd’hui.

Des vitrines d’artistes émergent.e.s et établi.e.s

De retour sur le site du festival, on a hâte d’écouter les artistes en vitrines. Petit pépin pour l’équipe du festival: Le Mixbus Studio, qui doit accueillir les artistes sur sa scène mobile, a un ennui mécanique et ne pourra présenter les vitrines que le lendemain. L’équipe du festival en a clairement vu d’autres! En un tournemain, on relocalise les artistes sur un belvédère en bois de 2 étages se trouve sur le bord de l’eau, près du terrain où devaient initialement être présentées les vitrines. Le spectacle commence donc, à notre grand bonheur, avec une vue imprenable sur le fleuve comme toile de fond. En attendant le début des vitrines, on mange tranquillement les boîtes à lunch, gentiment préparées localement!

S'enchaînent des prestations de différents styles : Katia Rock avec ses textes poignants et sa danse captivante, Mike Paul et Ninan. Scott-Pien Picard, qu’ils présentent en blaguant comme leur Justien Bieber, se retrouve souvent sur scène avec d’autres artistes. Kong, un artiste qui tend plus vers le hip hop, surprend agréablement certains diffuseurs sur les lieux. Le talent est assurément présent. On a du plaisir à écouter et découvrir les différents artistes et on danse, dans une super ambiance!

Les nuages se pointent et on se fait surprendre par une bonne ondée avant la fin des vitrines en après-midi. On court se mettre à l’abri. Certains n’avaient pas prévu que les températures chutent aussi rapidement en début de soirée et en profitent pour récupérer des vêtements plus chauds. La délégation se réfugie chez Mathieu et Nelly, qui nous invitent en attendant la fin de la pluie et le début officiel du festival. On en profite pour jaser entre nous un peu. Shazam festival, Mundial Montréal et le Centre culturel Griffon ont déjà entamé des discussions auprès de certains artistes pour leur prochaine édition. Et les artistes des vitrines prévues aujourd’hui qui n’ont pu jouer sont remis à demain.

Début du festival

Finalement, la pluie cesse pour le début du festival et on profite de l’arrière-scène pour échanger. On zieute tous la belle table bien garnie de bonnes choses locales! On ne se fait pas prier pour goûter, entre autres, à la banique, au saumon fumé et au sucre à la crème! Un vrai régal! Le site est magnifique avec ses tipis et ses tentes de kiosques blancs. C’est tellement beau, illuminé de toutes les couleurs, en soirée! La scène est immense, le site est vaste et forme une sorte d’amphithéâtre naturel.

Avant le lancement en musique, on assiste à la 15e édition du GRANDIS, le Grand rassemblement annuel des nouveaux diplômés, organisé par l’Institut Tshakapesh, pour les jeunes diplômés de toutes les communautés innues de la Côte-Nord, de Mashteuiatsh et de la nation naskapie de Kawawachikamach. Les jeunes sont accompagnés de leur famille et de leur chef du Conseil de bande et portent toge et chapeau, qu’ils lancent fièrement et avec joie. Une belle reconnaissance de leur communauté!

La soirée d’ouverture lance les festivités et on découvre des groupes bien établis, comme Meshikamau et Uasheshkun. On est contents et choyés de voir Florent Vollant sur scène. C’est tellement touchant de voir Mathieu, son fils, à ses côtés. Mathieu est parfait pour entraîner la foule, il se promène tambour à la main et dans les airs. On se demande où Mathieu puise son énergie pour avoir encore cette belle intensité après la longue journée qu’il a animée! Clairement, le cœur, l’espoir et la passion lui donnent des ailes! On continue de danser, de chanter, alors que Richard Séguin vient clore cette magnifique journée par quelques balades aux airs connus.

Un café-causerie avec le comité et d’autres organisations impliquées ou intéressées

La présence de partenaires publics, de diffuseurs, de représentants d’organisations autochtones, en plus des représentants des organisations du comité impliqué, était l’occasion idéale de tenir un café-causerie pour déterminer la suite du projet La place des artistes autochtones dans les festivals, événements culturels et salles de diffusion du Québec. Superbement installés dans la salle communautaire Teueikan, les échanges vont bon train, accompagnés d’une magnifique table remplie de viennoiseries, fruits et biscuits, avec café et jus. On est vraiment accueillis comme des rois!

On échange sur les points importants à établir (objectifs, budget, échéancier, financement, effectifs pour le projet, retombées). Chacun ajoute son point de vue, ses observations et on s’entend sur l’importance de l’approche à avoir et sur la nécessité de sonder les professionnels et les artistes autochtones, de les inclure dans tout le processus du projet. On comprend l’urgence de la diffusion et des difficultés que représentent l’aspect administratif et financier pour ces artistes.

Chaque organisation discutera avec son équipe: les personnes présentes ou intéressées se regrouperont à nouveau à l’automne pour former la suite de tout ce projet enrichissant et d’une grande importance. On s’en fait la promesse.


Des rencontres PRO entre artistes autochtones et organisations de l’industrie

Après une discussion constructive, ouverte et positive, on accueille les artistes autochtones lors des rencontres PRO. Chaque organisation s’était dotée de documentation pour échanger dans la salle communautaire. On voulait avoir une approche conviviale et informelle pour cette première rencontre.

On a droit à une présentation émotive de l’événement, où nos collaborateurs autochtones martèlent à nouveau l’importance de ce projet pour les peuples autochtones, pour leur fierté, mais également pour les générations futures et actuelles, afin d’assurer une pérennité de leur identité, de leur art et de leur langue. De notre côté, on est contents de voir que plusieurs artistes autochtones se sont déplacés pour rencontrer nos représentants. L’approche semble être appréciée. En toute simplicité, les artistes se promènent de table en table, où ils sont accueillis par des représentants des différents partenaires publics, diffuseurs, regroupements.

De belles rencontres ont lieu! Les artistes présent.e.s ont apprécié obtenir autant d’informations au même endroit et avoir le privilège de discuter directement avec des représentants de l’industrie. Les diffuseurs ont pu bonifier leur liste d’artistes avec ces rencontres. Missions accomplie!

Arrivée du Mixbus

Le 2 août, comme prévu, les vitrines se font au sommet du Mixbus. L’autobus rose attire les curieux, on voit bien les artistes, installés sur le toit! Le Mixbus est installé pour quelques jours pour bonifier la programmation du festival de courtes prestations d’une variété d’artistes! La délégation s’y donne rendez-vous après les rencontres PRO prévues en après-midi pour ne pas manquer les vitrines déplacées de la veille en raison du pépin mécanique. C’est encore une occasion en or de danser!

Le festival, son site et sa programmation

Le festival a connu cette année un achalandage record pour sa 39e édition. Le festival avait également une excellente nouvelle à annoncer: il bénéficiera d’un soutien financier de 500 000 $ sur 10 ans, grâce à son partenaire, Minerai Québec!

Les rencontres humaines furent extraordinaires tout au long de notre séjour dans la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam. Un accueil chaleureux, généreux et sincère par les gens de la communauté, les artistes ainsi que l’équipe du festival et toutes les abeilles et les bénévoles qui aident à l’organisation et à la mise en place de l’événement, qui promet une programmation de feu pour sa 40e édition l’année prochaine.

L’implication, l’ouverture et la collaboration des représentants du milieu culturel et des personnes de la communauté ont permis de faire de ce moment historique un succès, de faire le premier pas vers une collaboration concrète!

Le REFRAIN souhaite remercier les nombreux représentants qui se sont déplacés pour rencontrer les artistes et les gens de la communauté Uashat mak Mani-Utenam. On a eu des discussions constructives, authentiques et positives et nous abordons l’avenir de la diffusion des œuvres autochtones d’un œil confiant.

Tshinashkumitinau à Normand, Mathieu, Nelly, ainsi qu'aux autres représentants des organisations présentes! On a déjà hâte à la suite du projet!



Liste des organisations présentes :

Partenaires publics :

  • ADISQ

  • Fondation SOCAN et SOCAN

  • SODEC


Diffuseurs/regroupements:

  • Bravo musique

  • Carrefour mondial de l'accordéon

  • La Centrale Alternative

  • Centre Culturel Le Griffon

  • Coup de coeur francophone

  • Festival international de la chanson de Granby

  • Festival la Noce

  • Festival Tam tam Macadam

  • Indie Montréal

  • Makusham Musique

  • Mundial Montréal

  • Musicaction

  • Musique nomade

  • REFRAIN

  • RIDEAU

  • ShazamFest et Triskel festival

  • Les SMAQ (Les Scènes de Musique Alternatives du Québec


Ce volet PRO a été réalisé grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Société de développement des entreprises culturelles.

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Une tournée de la communauté Uashat mak Mani-Utenam

Tôt le 1er août, les PROS se rassemblent au milieu du site du festival pour entamer la tournée de la communauté. Ce lieu semble tout désigné pour le premier rassemblement, mais pour une raison plus profonde qu’on pensait. Chaleureusement accueillis par Mathieu McKenzie, notre guide pour l’occasion, il nous explique qu’on est sur le lieu où se situait l’ancien pensionnat. Il n’y reste qu’une installation-souvenir sur la clôture du côté extérieur, tout près de l’entrée du site du festival, où des souliers uniques y sont accrochés et représentent les victimes.

La communauté est résiliante et veut, sans oublier son passé, poser de nouvelles assises sur lesquelles bâtir l’avenir. Pour les générations futures, ils souhaitent retrouver leur fierté. Les gens rencontrés nous disent souvent qu’ils veulent que leurs jeunes soient fiers de leur culture, qu'ils la vivent et la partagent. On nous explique que d’autres bâtiments seront démolis, par symbolique, et que de nouveaux y seront construits. Le lieu servira maintenant de célébration: on y voit d'ailleurs l’équipe et les bénévoles s’atteler aux derniers préparatifs en vue de la soirée d’ouverture du festival, prévue la journée même.

Mais pour le groupe de PROS, direction petit autobus! Mathieu est le guide parfait, avec sa connaissance historique des lieux. Il nous raconte des anecdotes et on comprend mieux la dynamique entre les deux secteurs de la communauté, Uashat et Mani-Utenam, et la proximité de la ville de Sept-Îles. On est touché par ce que raconte Mathieu avec émotions. Cette communauté, c’est réellement un exemple de résilience!

Mathieu nous emmène ensuite dans les bureaux administratifs du Conseil de bande, qui ne s’attendait pas à notre visite. C’est toutefois avec le sourire que le chef du Conseil de bande Innu Uashat mak Mani-Utenam, M. Mike McKenzie, et la directrice de l’éducation de l’ITUM (Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam), Mme Vicky Lelièvre, se présentent à nous. Ils nous expliquent leur rôle dans la communauté et prennent le temps de rencontrer la délégation du volet PRO. Une fois encore, on est touché de voir à quel point ils sont reconnaissants et touchés, eux aussi, de voir autant de personnes se déplacer jusqu’à leur communauté. Pour eux, c’est un privilège de nous accueillir! Ces rencontres PRO et ces échanges sont des premiers pas tant attendus!

On poursuit notre circuit vers les Studios Makusham, où plusieurs artistes viennent y enregistrer leurs chansons. De l’extérieur, le bâtiment ne donne pas l’impression qu’un studio tout équipé y est aménagé. Ce lieu est pourtant chargé d’histoires et a vu jouer de nombreux artistes. Mathieu nous raconte l’histoire du studio, fondé en 1997 par son père Florent Vollant. Il porte bien son nom. Makusham, en langue innue, est relié au rassemblement, aux festivités. Lieu d’échange, ce studio a également permis de belles collaborations entre allochtones et autochtones, et ce, encore aujourd’hui.

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Des vitrines d’artistes émergent.e.s et établi.e.s

De retour sur le site du festival, on a hâte d’écouter les artistes en vitrines. Petit pépin pour l’équipe du festival: Le Mixbus Studio, qui doit accueillir les artistes sur sa scène mobile, a un ennui mécanique et ne pourra présenter les vitrines que le lendemain. L’équipe du festival en a clairement vu d’autres! En un tournemain, on relocalise les artistes sur un belvédère en bois de 2 étages se trouve sur le bord de l’eau, près du terrain où devaient initialement être présentées les vitrines. Le spectacle commence donc, à notre grand bonheur, avec une vue imprenable sur le fleuve comme toile de fond. En attendant le début des vitrines, on mange tranquillement les boîtes à lunch, gentiment préparées localement!

S'enchaînent des prestations de différents styles : Katia Rock avec ses textes poignants et sa danse captivante, Mike Paul et Ninan. Scott-Pien Picard, qu’ils présentent en blaguant comme leur Justien Bieber, se retrouve souvent sur scène avec d’autres artistes. Kong, un artiste qui tend plus vers le hip hop, surprend agréablement certains diffuseurs sur les lieux. Le talent est assurément présent. On a du plaisir à écouter et découvrir les différents artistes et on danse, dans une super ambiance!

Les nuages se pointent et on se fait surprendre par une bonne ondée avant la fin des vitrines en après-midi. On court se mettre à l’abri. Certains n’avaient pas prévu que les températures chutent aussi rapidement en début de soirée et en profitent pour récupérer des vêtements plus chauds. La délégation se réfugie chez Mathieu et Nelly, qui nous invitent en attendant la fin de la pluie et le début officiel du festival. On en profite pour jaser entre nous un peu. Shazam festival, Mundial Montréal et le Centre culturel Griffon ont déjà entamé des discussions auprès de certains artistes pour leur prochaine édition. Et les artistes des vitrines prévues aujourd’hui qui n’ont pu jouer sont remis à demain.

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Finalement, la pluie cesse pour le début du festival et on profite de l’arrière-scène pour échanger. On zieute tous la belle table bien garnie de bonnes choses locales! On ne se fait pas prier pour goûter, entre autres, à la banique, au saumon fumé et au sucre à la crème! Un vrai régal! Le site est magnifique avec ses tipis et ses tentes de kiosques blancs. C’est tellement beau, illuminé de toutes les couleurs, en soirée! La scène est immense, le site est vaste et forme une sorte d’amphithéâtre naturel.

Avant le lancement en musique, on assiste à la 15e édition du GRANDIS, le Grand rassemblement annuel des nouveaux diplômés, organisé par l’Institut Tshakapesh, pour les jeunes diplômés de toutes les communautés innues de la Côte-Nord, de Mashteuiatsh et de la nation naskapie de Kawawachikamach. Les jeunes sont accompagnés de leur famille et de leur chef du Conseil de bande et portent toge et chapeau, qu’ils lancent fièrement et avec joie. Une belle reconnaissance de leur communauté!

La soirée d’ouverture lance les festivités et on découvre des groupes bien établis, comme Meshikamau et Uasheshkun. On est contents et choyés de voir Florent Vollant sur scène. C’est tellement touchant de voir Mathieu, son fils, à ses côtés. Mathieu est parfait pour entraîner la foule, il se promène tambour à la main et dans les airs. On se demande où Mathieu puise son énergie pour avoir encore cette belle intensité après la longue journée qu’il a animée! Clairement, le cœur, l’espoir et la passion lui donnent des ailes! On continue de danser, de chanter, alors que Richard Séguin vient clore cette magnifique journée par quelques balades aux airs connus.

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Un café-causerie avec le comité et d’autres organisations impliquées ou intéressées

La présence de partenaires publics, de diffuseurs, de représentants d’organisations autochtones, en plus des représentants des organisations du comité impliqué, était l’occasion idéale de tenir un café-causerie pour déterminer la suite du projet La place des artistes autochtones dans les festivals, événements culturels et salles de diffusion du Québec. Superbement installés dans la salle communautaire Teueikan, les échanges vont bon train, accompagnés d’une magnifique table remplie de viennoiseries, fruits et biscuits, avec café et jus. On est vraiment accueillis comme des rois!

On échange sur les points importants à établir (objectifs, budget, échéancier, financement, effectifs pour le projet, retombées). Chacun ajoute son point de vue, ses observations et on s’entend sur l’importance de l’approche à avoir et sur la nécessité de sonder les professionnels et les artistes autochtones, de les inclure dans tout le processus du projet. On comprend l’urgence de la diffusion et des difficultés que représentent l’aspect administratif et financier pour ces artistes.

Chaque organisation discutera avec son équipe: les personnes présentes ou intéressées se regrouperont à nouveau à l’automne pour former la suite de tout ce projet enrichissant et d’une grande importance. On s’en fait la promesse.


Des rencontres PRO entre artistes autochtones et organisations de l’industrie

Après une discussion constructive, ouverte et positive, on accueille les artistes autochtones lors des rencontres PRO. Chaque organisation s’était dotée de documentation pour échanger dans la salle communautaire. On voulait avoir une approche conviviale et informelle pour cette première rencontre.

On a droit à une présentation émotive de l’événement, où nos collaborateurs autochtones martèlent à nouveau l’importance de ce projet pour les peuples autochtones, pour leur fierté, mais également pour les générations futures et actuelles, afin d’assurer une pérennité de leur identité, de leur art et de leur langue. De notre côté, on est contents de voir que plusieurs artistes autochtones se sont déplacés pour rencontrer nos représentants. L’approche semble être appréciée. En toute simplicité, les artistes se promènent de table en table, où ils sont accueillis par des représentants des différents partenaires publics, diffuseurs, regroupements.

De belles rencontres ont lieu! Les artistes présent.e.s ont apprécié obtenir autant d’informations au même endroit et avoir le privilège de discuter directement avec des représentants de l’industrie. Les diffuseurs ont pu bonifier leur liste d’artistes avec ces rencontres. Missions accomplie!

Arrivée du Mixbus

Le 2 août, comme prévu, les vitrines se font au sommet du Mixbus. L’autobus rose attire les curieux, on voit bien les artistes, installés sur le toit! Le Mixbus est installé pour quelques jours pour bonifier la programmation du festival de courtes prestations d’une variété d’artistes! La délégation s’y donne rendez-vous après les rencontres PRO prévues en après-midi pour ne pas manquer les vitrines déplacées de la veille en raison du pépin mécanique. C’est encore une occasion en or de danser!

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Le festival, son site et sa programmation

Le festival a connu cette année un achalandage record pour sa 39e édition. Le festival avait également une excellente nouvelle à annoncer: il bénéficiera d’un soutien financier de 500 000 $ sur 10 ans, grâce à son partenaire, Minerai Québec!

Les rencontres humaines furent extraordinaires tout au long de notre séjour dans la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam. Un accueil chaleureux, généreux et sincère par les gens de la communauté, les artistes ainsi que l’équipe du festival et toutes les abeilles et les bénévoles qui aident à l’organisation et à la mise en place de l’événement, qui promet une programmation de feu pour sa 40e édition l’année prochaine.

L’implication, l’ouverture et la collaboration des représentants du milieu culturel et des personnes de la communauté ont permis de faire de ce moment historique un succès, de faire le premier pas vers une collaboration concrète!

Le REFRAIN souhaite remercier les nombreux représentants qui se sont déplacés pour rencontrer les artistes et les gens de la communauté Uashat mak Mani-Utenam. On a eu des discussions constructives, authentiques et positives et nous abordons l’avenir de la diffusion des œuvres autochtones d’un œil confiant.

Tshinashkumitinau à Normand, Mathieu, Nelly, ainsi qu'aux autres représentants des organisations présentes! On a déjà hâte à la suite du projet!



Liste des organisations présentes :

Partenaires publics :

  • ADISQ

  • Fondation SOCAN et SOCAN

  • SODEC

Diffuseurs/regroupements:

  • Bravo musique

  • Carrefour mondial de l'accordéon

  • La Centrale Alternative

  • Centre Culturel Le Griffon

  • Coup de coeur francophone

  • Festival international de la chanson de Granby

  • Festival la Noce

  • Festival Tam tam Macadam

  • Indie Montréal

  • Makusham Musique

  • Mundial Montréal

  • Musicaction

  • Musique nomade

  • REFRAIN

  • RIDEAU

  • ShazamFest et Triskel festival

  • Les SMAQ (Les Scènes de Musique Alternatives du Québec

Ce volet PRO a été réalisé grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Société de développement des entreprises culturelles.

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